Dans une atmosphère pesante, seule Swiss Life, la banque créancière, a levé la main. En à peine 90 secondes, elle a racheté le bâtiment pour 8 millions d’euros, soit le prix de départ. Aucun autre enchérisseur ne s’est manifesté, scellant un scénario que beaucoup redoutaient. Ironie de l’histoire : Chalençon avait acquis ce même palais pour 4,5 millions d’euros dix ans plus tôt, rêvant d’en faire un musée consacré à Napoléon.
Des dettes encore colossales malgré la vente
Contrairement à ce qu’il espérait, cette adjudication ne clôt pas le dossier. Ses dettes envers Swiss Life dépassent en effet largement les 8 millions d’euros. En janvier 2024, un jugement les avait estimées à 9,4 millions d’euros, intérêts et pénalités compris. Ces intérêts continuant de courir, la banque pourrait réclamer encore près de 2 millions d’euros supplémentaires au collectionneur, déjà fragilisé par de nombreux revers judiciaires.
