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15 juillet 2026

Le livret A est trop intéressant: la Cour des comptes recommande de baisser son plafond et de taxer l’épargne au-delà

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Pour l’institution liée à la Cour des comptes, les plafonds actuels, cumulés au sein d’un foyer, dépassent largement les besoins d’une simple épargne de précaution et justifieraient une fiscalisation partielle.

Avec 58 millions de détenteurs, soit 83 % de la population, le Livret A reste l’un des placements préférés des Français. Son succès repose sur trois piliers : défiscalisation, liquidité totale et absence de risque. Il permet aujourd’hui d’épargner jusqu’à 22 950 €, un plafond qui peut être dépassé grâce aux intérêts capitalisés. Près de 440 milliards d’euros y sont désormais placés, une somme qui illustre l’ampleur d’un produit devenu quasi incontournable dans les stratégies d’épargne des ménages.

Le CPO souhaite réduire le plafond et fiscaliser l’excédent

Dans son rapport, le Conseil des prélèvements obligatoires préconise une réforme en profondeur. Il propose de ramener le plafond du Livret A à 19 125 € et de taxer les montants dépassant cette limite selon l’imposition de droit commun. L’objectif affiché : rendre le dispositif plus neutre fiscalement, en limitant son usage comme produit de placement pour les foyers les plus aisés, alors qu’il est censé constituer une simple épargne de sécurité.

Le LDDS aligné mais également fiscalisé au-delà d’un seuil

En parallèle, le Livret de développement durable et solidaire verrait son plafond relevé de 12 000 € à 19 125 €. Mais là encore, toute somme supérieure serait fiscalisée, afin d’éviter que les ménages ne contournent la réforme en reportant l’excédent sur un autre livret défiscalisé. L’idée est de limiter l’effet “multiplicateur” des différents livrets réglementés lorsque plusieurs membres d’un même foyer peuvent en ouvrir.

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