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25 août 2026

Le journaliste Daniel Riolo condamné pour diffamation envers l’ancienne footballeuse du PSG Aminata Diallo

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Le tribunal dénonce un manque de rigueur journalistique

Le jugement rendu ce jeudi est sans appel : Daniel Riolo est reconnu coupable de diffamation. Selon la 17e chambre correctionnelle de Paris, le journaliste a manqué à son devoir de rigueur, en se fondant exclusivement sur un extrait du dossier d’enquête, sans recouper l’information. Pour un professionnel de l’information revendiquant le statut d’éditorialiste et de journaliste, le tribunal considère que cela constitue une négligence grave.

Le verdict : 500 euros d’amende avec sursis et 4 000 euros de dommages et intérêts à verser à Aminata Diallo, incluant les frais d’avocat.

Des conséquences humaines lourdes

Aminata Diallo a témoigné de l’impact personnel de cette séquence médiatique. L’ancienne milieu de terrain du PSG a confié avoir été submergée d’insultes et de menaces dans les jours qui ont suivi l’émission. Pour son avocate, Me Chloé Redon, l’affaire ne relève pas seulement d’une maladresse journalistique, mais d’un vrai préjudice d’image et d’honneur. Elle rappelle que sa cliente, bien que mise en examen dans le cadre de l’enquête pénale, reste présumée innocente, ce que Daniel Riolo aurait dû rappeler à l’antenne.

Une affaire judiciaire toujours en cours

Pour mémoire, l’agression de Kheira Hamraoui avait secoué le monde du football féminin en novembre 2021 : attaquée à coups de barre de fer par deux hommes, elle était en compagnie de Diallo, alors coéquipière au PSG. Depuis, sept personnes ont été mises en examen, dont Aminata Diallo, notamment pour association de malfaiteurs et violences aggravées.

L’enquête judiciaire reste ouverte et le procès pénal, s’il a lieu, déterminera les responsabilités réelles.

Une condamnation qui ne restera peut-être pas définitive

L’avocate de Daniel Riolo a immédiatement annoncé son intention de faire appel. Le journaliste, figure controversée mais influente de RMC, ne compte pas en rester là. Il continue de défendre sa démarche comme relevant de l’analyse d’opinion, alors que la justice a vu une atteinte grave à la réputation d’une personne toujours protégée par la loi.

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