Ces abus concernent notamment des rénovations mal réalisées ou surfacturées, avec des entreprises usant du système pour engranger rapidement les aides. Cette situation a conduit à une vigilance accrue de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui instruit les dossiers avec davantage de rigueur… et donc de lenteur.
Rénovation globale en hausse, geste par geste en repli
L’Anah constate toutefois une dynamique encourageante pour les rénovations d’ampleur, traduisant une prise de conscience croissante sur la nécessité de transformer en profondeur les logements. En revanche, la rénovation « par geste » (changement d’une chaudière, isolation d’un mur, etc.) semble moins attractive, ce qui pousse l’État à envisager un redéploiement interne des financements.
Un rééquilibrage pourrait intervenir dans le cadre du projet de loi de finances, sans modifier le volume global du budget, mais en ajustant les priorités vers les interventions jugées les plus efficaces en matière de performance énergétique.
Quelles perspectives pour les prochains mois ?
En attendant des annonces attendues courant juin, le traitement des dossiers en cours se poursuit normalement, assure le ministère. Aucune suspension immédiate n’est à prévoir avant d’éventuels arbitrages à la mi-juin. Les particuliers et entreprises engagés dans des projets peuvent donc, pour l’instant, continuer leurs démarches.
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