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26 août 2026

Le député LFI Sébastien Delogu visé par une plainte de policiers pour « outrage », une enquête de flagrance ouverte

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D’après le récit communiqué par les policiers, Sébastien Delogu se serait interposé et aurait entravé leur progression dans l’immeuble. Les agents lui reprochent également d’avoir prononcé des paroles qu’ils considèrent comme outrageantes, parmi lesquelles une formule évoquant celle employée par Jean-Luc Mélenchon lors d’une perquisition menée en 2018.

Trois policiers déposent plainte pour outrage

À la suite de cette confrontation, les trois agents du SISTC ont porté plainte pour outrage contre le parlementaire. Ils soutiennent que celui-ci aurait refusé de les laisser accéder immédiatement au bâtiment et que le ton serait rapidement monté entre les protagonistes.

Ces affirmations restent à établir judiciairement. Le dépôt d’une plainte constitue le point de départ d’investigations et non la preuve d’une infraction. Sébastien Delogu conteste notamment avoir prononcé la phrase que les fonctionnaires lui attribuent. Une enquête de flagrance a été ouverte par le parquet de Marseille afin de confronter les déclarations et les éléments disponibles, selon les informations rapportées par La Dépêche.

Sébastien Delogu livre une version différente

Le député affirme qu’il regagnait son domicile vers 15 h 30 lorsqu’un homme habillé en civil, portant notamment une casquette et un sac à dos, aurait cherché à entrer derrière lui. Ne reconnaissant pas cette personne comme un habitant de l’immeuble, l’élu dit lui avoir demandé de décliner son identité.

Selon Sébastien Delogu, l’homme lui aurait indiqué appartenir à la police sans présenter immédiatement de signe distinctif ou de carte professionnelle. Son avocat, Me Yonès Taguelmint, précise que l’essentiel de l’affrontement aurait concerné un seul des trois agents. Une carte professionnelle aurait finalement été montrée après l’intensification de l’échange.

Le parlementaire accuse également ce fonctionnaire d’avoir tenu des propos dégradants à son encontre, avant d’exercer une poussée avec son poing contre sa poitrine. Il affirme ensuite avoir rejoint l’ascenseur, tandis que les policiers poursuivaient leur opération dans le bâtiment. Les agents contestent cette présentation des événements.

Des images et des plaintes pour établir les responsabilités

Sébastien Delogu a déposé plainte contre X pour violences volontaires et faits imputés à des personnes se présentant comme policiers. Il a parallèlement adressé un courrier à la préfète de police des Bouches-du-Rhône pour demander l’identification des agents concernés, l’ouverture d’investigations administratives et la saisine de l’Inspection générale de la Police nationale.

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