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27 août 2026
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Le député insoumis Sébastien Delogu placé en garde à vue après une altercation avec des policiers à Marseille

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Une intervention policière dans son immeuble

L’altercation s’est produite lundi vers 15 h 15. Trois policiers cherchaient à interpeller un homme soupçonné d’avoir participé au vol d’une montre. Leur intervention les a conduits jusqu’à l’immeuble marseillais dans lequel réside le député des Bouches-du-Rhône.

Selon Sébastien Delogu, un homme en civil lui aurait demandé de ne pas refermer une porte d’accès restée ouverte. Le parlementaire affirme avoir refusé, car il ne connaissait pas cette personne et n’avait pas vu de signe permettant de l’identifier comme policier. Il dit avoir ensuite demandé aux agents de lui présenter leur carte professionnelle.

Les échanges se sont poursuivis sur le palier de son domicile avant de devenir particulièrement tendus. Une partie de la scène a été filmée, mais les images disponibles ne retracent pas nécessairement l’intégralité de l’intervention ni les propos échangés avant le début de l’enregistrement.

Le député accuse les agents de violences et d’insultes

Sébastien Delogu soutient que les trois hommes l’auraient suivi jusqu’à son appartement avant de se jeter sur lui. Il affirme également avoir reçu un coup au niveau de la poitrine et avoir été visé par plusieurs remarques insultantes pendant l’intervention.

Le député a déposé plainte à la suite de ces faits. Son témoignage doit désormais être confronté aux déclarations des policiers, aux éventuelles constatations médicales, aux images disponibles et aux témoignages recueillis. Les accusations formulées contre les agents ne sont pas établies judiciairement à ce stade.

Trois policiers ont également porté plainte

Les fonctionnaires présentent une version différente. Dans leurs procès-verbaux, ils affirment que Sébastien Delogu se serait opposé physiquement à leur entrée dans l’immeuble alors qu’ils tentaient d’interpeller le suspect recherché.

Ils accusent également le parlementaire de les avoir insultés en les qualifiant notamment de « bande de fatigués ». L’un d’eux affirme avoir été personnellement visé par une expression outrageante. Les trois policiers ont porté plainte pour outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique.

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