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22 septembre 2026

Le créateur de contenus Mounim Sabhi, soupçonné de violences et d’humiliations en direct

Il utilisait notamment le compte « lateamduchateau » pour partager ces séquences. Mais les conditions dans lesquelles les personnes hébergées étaient filmées ont attiré l’attention de la justice, qui a ouvert une enquête plusieurs mois avant son interpellation.

Une enquête ouverte en avril pour des violences présumées

Les investigations ont débuté en avril 2026. Elles portent sur de multiples faits présumés de violences et d’humiliations visant des personnes accueillies dans le manoir, dont la plupart se trouvaient, selon le parquet, dans une situation de vulnérabilité ou de précarité.

Les enquêteurs cherchent notamment à établir les circonstances des faits signalés, leur éventuelle répétition et le rôle joué par les diffusions sur Internet. Le placement en garde à vue de Mounim Sabhi permet aux enquêteurs de l’interroger sur ces accusations.

À ce stade, cette mesure ne constitue pas une déclaration de culpabilité. Les faits examinés devront être établis dans le cadre de la procédure judiciaire, et l’influenceur bénéficie de la présomption d’innocence.

Six qualifications pénales examinées par la justice

Le parquet a annoncé que six chefs d’infraction avaient été retenus dans le cadre de l’enquête. Parmi eux figurent des violences commises sur une personne vulnérable ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours.

Les investigations concernent également la diffusion d’images enregistrées lors d’une atteinte volontaire à l’intégrité physique d’une personne. Une autre qualification porte sur la provocation publique à la haine ou à la violence en raison du handicap ou du sexe.

Les enquêteurs examinent aussi un possible abus frauduleux de l’état de sujétion d’une personne, au moyen de pressions ou de procédés susceptibles d’altérer son jugement, notamment par l’intermédiaire d’un support numérique. Cette dernière infraction est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende, selon les précisions communiquées par le procureur.

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