Blocages « illégaux »: l’argument des lycéens qui veulent étudier
Louise Montangon se présente comme la voix de ceux qui s’indignent des violences observées dans la mobilisation des lycées. Elle affirme: «Il y a beaucoup de lycéens qui ont envie d’étudier, qui n’ont pas envie d’être bloqués et qui, pourtant, portent vos revendications».
Elle ajoute que bloquer des établissements scolaires entiers est illégal. Selon elle, elle défend ceux qui veulent travailler et qui croient encore «au goût de l’effort, de l’excellence» que les manifestants leur arracheraient.
Elwan: « On n’est pas des criminels », mais « une certaine violence » comprise
Elwan estime qu’il est «naturel de bloquer les établissements». Il assure: «On n’est pas des criminels. Je ne suis pas à première vue quelqu’un qui va tabasser du policier, je me revendique d’un mouvement pacifiste».
L’adolescent a toutefois ajouté: «Je comprends une certaine violence». Cette phrase a été immédiatement relevée par son opposante. Un «acte IV» de la mobilisation est organisé partout en France.
TV Magazine rapporte aussi que, quelques minutes plus tôt, Elwan avait déduit de la couleur de peau d’une mère de famille présente sur le plateau qu’elle vivait dans un « quartier très peu facile de Marseille».
Violences, Saint-Denis et accusation de récupération par LFI
Louise Montangon a jugé que «la violence n’est pas légitime quand on voit des professeurs se faire frapper ou asperger d’essence». Elle a poursuivi: «Vous n’avez rien de légitime dans ce mouvement». Elle reconnaît en revanche que les revendications des lycéens de Paul Éluard, à Saint-Denis, sont légitimes, car «c’est inadmissible d’étudier dans des conditions pareilles».
Elle accuse Elwan et LFI de «prendre leurs places»: «On ne les entend plus et c’est à vous qu’on donne la parole». Elle dénonce aussi «la gauche humaniste qui prône l’égalité» et affirme que son interlocuteur l’incarne avec «son petit costume» et ses «phrases bien préparées».
