Une hausse régulière depuis une dizaine d’années

Le montant de cette contribution a connu plusieurs augmentations successives.
En 2016, elle s’élevait à 4,30 euros par contrat. Après les attentats de 2015 et 2016, notamment ceux de Nice, elle avait été portée à 5,90 euros en 2017, avant de passer à 6,50 euros en 2024.
La hausse prévue en 2027 constitue donc la troisième augmentation en une dizaine d’années.
Cette évolution a été rendue possible par la loi de finances pour 2026, qui a relevé le plafond légal de cette contribution. Celui-ci est passé de 6,50 euros à 15 euros, ouvrant la possibilité de nouvelles augmentations à l’avenir si les pouvoirs publics le jugent nécessaire.
Un fonds confronté à une forte hausse des indemnisations
Selon les responsables du FGTI, cette revalorisation répond à une progression constante des dépenses d’indemnisation.
En 2024, le fonds a versé 648 millions d’euros à près de 90 000 victimes, qu’il s’agisse de victimes directes ou de leurs proches. Ce montant représente une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente.
Dans le détail, 556,3 millions d’euros ont été consacrés aux victimes d’infractions de droit commun, tandis que 54,6 millions d’euros ont été attribués aux victimes d’actes de terrorisme.
Le directeur général du FGTI, Julien Rencki, estime que cette augmentation est nécessaire pour répondre à la situation financière du fonds. Il souligne notamment que les dépenses progressent plus rapidement que les ressources disponibles et que le déficit des fonds propres atteint 5,8 milliards d’euros.
