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22 août 2026

La surprise Bardella au second tour, la gauche pas qualifiée : ce qu’il faut retenir du nouveau sondage IFOP

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Quel que soit le scénario testé par l’IFOP, le Rassemblement national arrive en tête au premier tour de la présidentielle de 2027, avec une fourchette de 32 à 35 % des intentions de vote. Cette domination est doublement symbolique : non seulement le parti hérite du soutien massif des actifs (36 %), mais il conquiert désormais la majorité des retraités (29 %), longtemps bastion de la droite traditionnelle. Marine Le Pen reste la figure de proue, mais si elle devait être empêchée, Jordan Bardella serait son successeur naturel : 91 % de ses électeurs de 2022 se reporteraient sur lui.

Une recomposition partielle des droites

L’étude révèle aussi une migration partielle de l’électorat d’Éric Zemmour et de Valérie Pécresse vers le RN. 38 % des électeurs de Zemmour et 17 % de ceux de Pécresse voteraient Bardella, illustrant une droite de plus en plus poreuse. Le bloc central, quant à lui, peine à s’imposer. L’incertitude reste totale entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, ce dernier s’avérant plus performant dans les projections : 22 % au premier tour contre 14 % pour le jeune Premier ministre, s’il devait le remplacer. Un second tour Philippe-Bardella serait extrêmement serré, avec une égalité à 50-50 et 28 % d’indécis.

À gauche, Glucksmann en tête… sous condition

Dans l’hypothèse d’une gauche unie sans LFI, Raphaël Glucksmann se détache légèrement avec 15 % des voix, contre 13 % pour Jean-Luc Mélenchon. Mais cette hypothèse repose sur une coalition parfaite entre le Parti socialiste, les Verts et les communistes derrière le même candidat, ce qui reste hautement improbable. Dans un scénario éclaté, Mélenchon repasserait en tête avec 10 %, suivi de Glucksmann (9 %), François Ruffin (4,5 %), Fabien Roussel (2,5 %), Marine Tondelier (2 %) et Nathalie Arthaud (1 %). Sans unité, la gauche se retrouve mécaniquement éliminée dès le premier tour, incapable de rivaliser avec les blocs RN ou centriste.

Une défaite écrasante pour Mélenchon au second tour

Si Jean-Luc Mélenchon parvenait à se hisser jusqu’au second tour face à Jordan Bardella, l’issue serait sans appel : 67 % pour Bardella contre 33 % pour Mélenchon, selon l’IFOP. Pire encore, 41 % des électeurs déclarent qu’ils n’exprimeraient pas d’intention de vote dans cette configuration. Un chiffre supérieur au taux d’abstention observé en 2022 (28 %). Le rejet croisé des deux candidats semble alimenter un désengagement massif, posant une question centrale pour 2027 : comment mobiliser un électorat désenchanté face à une offre politique jugée polarisée ou désincarnée.

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