L’action interpelle autant qu’elle divise. Peut-on justifier un vol en invoquant la désobéissance civile ? Pour Greenpeace, il s’agit d’un geste symbolique, d’une « emprunt » destiné à pointer une incohérence politique. Pour d’autres, cette opération frôle le vandalisme déguisé en message militant, d’autant plus qu’elle vise une institution culturelle, apolitique par nature. Le musée, de son côté, pourrait envisager des poursuites judiciaires.
Une méthode à la fois spectaculaire et risquée
Greenpeace, connu pour ses actions-chocs, frappe ici un grand coup médiatique, en plaçant le chef de l’État au cœur de sa mise en scène. Ce détournement visuel d’un symbole présidentiel permet à l’organisation de relancer le débat sur les relations économiques franco-russes, à un moment où l’Europe cherche à réaffirmer son soutien à l’Ukraine. Mais l’action pose aussi la question de la sécurité des musées et de la facilité avec laquelle des intrus peuvent manipuler des œuvres de valeur.
