Au cœur de ces inquiétudes se trouve l’AMOC, un vaste système de courants marins profonds qui traverse l’Atlantique. Ce mécanisme joue un rôle central dans la relative douceur des hivers européens, alors même que le nord du continent se situe à une latitude comparable à celle du Canada. En transportant des eaux chaudes vers le nord, il tempère le climat et évite des froids extrêmes.
Un dérèglement aux effets potentiellement dévastateurs
Le problème, selon les climatologues, est que ce système montrerait des signes de faiblesse. Le réchauffement climatique empêcherait les eaux chaudes de se refroidir correctement, ralentissant la circulation globale. Si l’AMOC venait à chuter à seulement 20 % de sa puissance initiale, les conséquences seraient spectaculaires : rivages gelés, banquise s’étendant jusqu’aux côtes de l’Angleterre et des Pays-Bas, et hivers beaucoup plus rigoureux en Europe occidentale.
