Le Premier ministre promet de trancher « dans les semaines qui viennent ». Actuellement, le 8-mai et le lundi de Pâques figurent en tête de liste des condamnés. Mais cette flexibilité affichée cache-t-elle une stratégie plus subtile ? Certaines régions semblent déjà bénéficier d’un traitement particulier dans ce grand chamboulement du calendrier français.

L’Alsace Obtient Un Traitement De Faveur, Les Autres Régions Sacrifiées
Cette flexibilité promise cache effectivement une réalité bien différente selon les territoires. Car pendant que la France entière se prépare à perdre deux jours fériés, l’Alsace, elle, négocie déjà son exception.
« D’éventuelles spécificités sont à prévoir pour l’Alsace, la Moselle et Saint-Pierre-et-Miquelon », lâche François Bayrou dans sa communication. Une phrase apparemment anodine qui révèle en réalité une France à deux vitesses face aux sacrifices budgétaires.
La réaction ne se fait pas attendre. Brigitte Klinkert, députée macroniste du Haut-Rhin, décroche immédiatement son téléphone pour appeler Matignon. L’élue alsacienne veut des garanties fermes sur le maintien du 26 décembre et du Vendredi Saint, ces deux jours fériés spécifiques à sa région.
Le lobbying porte ses fruits. « Il n’est pas dans ses intentions de revenir sur les spécificités de l’Alsace », assure le Premier ministre à la députée inquiète. Une promesse qui sonne comme un privilège accordé à 2,3 millions d’Alsaciens-Mosellans, quand 65 millions de Français devront renoncer à leurs congés.
