Aucune annulation générale n’a été communiquée par la production. Malgré les critiques et les demandes de retrait, la tournée demeure donc officiellement maintenue, sous réserve d’éventuelles décisions prises par les organisateurs ou les gestionnaires des salles.
D’autres municipalités expriment leur opposition

La maire de Dijon n’est pas la seule élue à contester publiquement le retour de Patrick Bruel. Plusieurs responsables municipaux ont exprimé des réserves concernant sa présence dans leur ville, notamment à Chartres, Montpellier et Paris.
À Chartres, où doit se dérouler la première représentation, le maire Ladislas Vergne a fait savoir qu’il refusait d’accueillir le chanteur dans les circonstances actuelles. Cette déclaration renforce les incertitudes entourant le lancement de la tournée, annoncé pour le 2 octobre.
L’opposition d’un maire ne suffit cependant pas toujours à entraîner l’annulation d’un spectacle. Les possibilités d’intervention d’une municipalité dépendent notamment des contrats conclus, du statut de la salle et de l’existence d’un éventuel risque pour l’ordre public. Chaque représentation devra donc être examinée selon son propre cadre administratif et juridique.
Les prises de position successives des élus accentuent néanmoins la pression sur les organisateurs. Le maintien effectif de certaines dates pourrait évoluer avant le début de la tournée, même si aucune décision globale n’a encore été annoncée.
Plusieurs dossiers toujours examinés par la justice

Patrick Bruel fait actuellement l’objet de plusieurs procédures concernant des accusations de comportements graves présumés envers différentes femmes. Dans quatre dossiers, il a été placé sous un statut permettant aux juges de poursuivre des investigations approfondies.
Dans quatre autres affaires, l’artiste bénéficie du statut de témoin assisté. Cette situation juridique signifie qu’il est concerné par les investigations tout en ne faisant pas l’objet du niveau de poursuite appliqué dans les premiers dossiers. Ces différents statuts ne constituent en aucun cas une reconnaissance de culpabilité.

