Interrogé sur une éventuelle indépendance, Manuel Valls n’a pas mâché ses mots : « L’indépendance sèche, sans aucun lien avec la France, n’aurait aucun sens. » Une déclaration ferme, qui trace une ligne claire, alors que les négociations entre les indépendantistes et loyalistes patinent.
Une séquence tendue : Apolline de Malherbe dégaine ses archives

Mais c’est dans un second temps que l’interview a pris un tour plus incisif. Apolline de Malherbe, fidèle à sa réputation de journaliste sans concessions, a confronté le ministre à ses propres propos, tenus il y a quelques mois seulement.
« Vous pensez toujours qu’Emmanuel Macron a mis à terre 36 années de dialogue et de progrès, qu’il a torpillé par un entêtement imbécile, irresponsable et criminel ces accords ? » lance-t-elle, en citant texto une déclaration de Manuel Valls… avant sa nomination. Un extrait gênant, d’autant plus que Valls occupe aujourd’hui un portefeuille directement lié à la Nouvelle-Calédonie.
Pris au dépourvu mais gardant son calme, le ministre tente de désamorcer : « Je vois que vous cherchez la crise dans les ménages. » Une pirouette verbale, suivie d’une explication plus sérieuse : « J’ai été nommé par Emmanuel Macron en toute connaissance de mes prises de position. »
De critique acerbe à ministre loyal : un virage assumé

Ce changement de posture, Manuel Valls l’assume, mais le justifie par les responsabilités nouvelles qui lui incombent. Il affirme ne pas être là pour « refaire l’année écoulée », mais pour trouver « les bonnes solutions ». Sans répondre directement à la relance d’Apolline de Malherbe sur le supposé « entêtement criminel » du président, il préfère botter en touche, insistant sur sa volonté d’apaisement.
