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11 septembre 2026

La Chaux-de-Fonds : ce détail sur l’accident mortel de piscine que l’enquête vient de révéler

Mais c’est le procureur Nicolas Feuz qui lève le voile sur une confusion majeure. « Le sexagénaire a sauté du plongeoir avant que l’enfant ne lui arrive dessus », précise-t-il avec fermeté. « Ce n’était pas une personne âgée égarée dans la zone de réception, comme l’imaginent certains. »

Cette clarification change tout. Il ne s’agit pas d’un baigneur imprudent qui traînait sous le plongeoir, mais bien de deux sauteurs successifs dans un timing tragique. La séquence mortelle se dessine : l’homme plonge, l’enfant saute à son tour, trop vite, trop tard.

L’enquête révèle ainsi la mécanique implacable d’un accident que personne n’a vu venir.

Image d'illustration © ETREHEUREUX
Image d’illustration © ETREHEUREUX

Justice Et Responsabilité : Un Enfant De 8 Ans Face Au Drame

Une fois la mécanique de l’accident comprise, reste la question qui hante : que devient cet enfant de 8 ans ? La réponse juridique est tranchée. En Suisse, un mineur de moins de 10 ans échappe totalement à la justice pénale.

« Les questions qui se posent à son sujet après ce tragique accident concernent surtout son accompagnement psychologique », indique sobrement le magistrat. L’enfant ne sera pas poursuivi, ne comparaîtra devant aucun tribunal. La loi le protège de sa propre innocence.

Mais cette immunité juridique cache une réalité plus complexe. Que se passe-t-il dans la tête d’un gamin qui vient de tuer quelqu’un ? Le suivi psychologique devient alors la vraie urgence, loin des prétoires.

L’expert juridique Frédéric Hainard, interrogé par Blick, rappelle une nuance troublante : un enfant plus âgé « peut légalement se rendre coupable d’homicide par négligence », même s’il ne risque « pas grand-chose pénalement ». Une frontière ténue entre l’âge de l’innocence et celui de la responsabilité.

Plus inquiétant encore : les conséquences pour l’entourage. « Une adulte qui partirait avec son enfant en omettant une information cruciale peut être accusée d’avoir fait entrave à l’action pénale et risquer jusqu’à 3 ans de prison », précise l’expert.

La justice suisse protège l’enfant, mais scrute désormais chaque geste des adultes qui l’accompagnaient ce jour-là.

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