Les retraités ne sont pas en reste. Nombre d’entre eux profitent de la flambée des prix de l’or pour arrondir leurs fins de mois. Certains obtiennent jusqu’à 5 000 euros en revendant des bijoux oubliés. Une opération d’autant plus avantageuse qu’elle n’est pas soumise à la taxe sur la revente. “De toute façon, je ne les porte plus, et eux n’en voudront pas”, confie une vendeuse âgée. D’autres ajoutent avec un sourire : “Ils préfèrent les voyages !” L’or devient ici un héritage liquide, échangé contre un peu de liberté.
Un réflexe partagé par toutes les classes sociales
Ce regain d’intérêt pour le métal précieux dépasse les clivages sociaux. Qu’il s’agisse de familles modestes cherchant à financer des études ou de ménages aisés souhaitant profiter d’une conjoncture favorable, la motivation reste la même : optimiser un patrimoine dormant. “Je n’apporte rien d’extraordinaire”, résume avec humilité un vendeur habitué. Pourtant, dans une période où le moindre euro compte, la revente d’or s’impose comme une solution pragmatique, presque rationnelle.
