D’après son oncle, les humiliations auraient véritablement commencé vers ses 18 ans, à l’occasion de la fête des conscrits, une tradition locale. Joris y aurait retrouvé plusieurs anciens camarades de collège avant de devenir progressivement la cible récurrente de plaisanteries dégradantes et de comportements humiliants.
Ses proches évoquent notamment un tee-shirt qui lui aurait été offert avec une inscription faisant référence de manière dévalorisante à ses origines algériennes. Selon sa famille, cet épisode l’aurait profondément marqué et aurait contribué à renforcer son sentiment de rejet.
La soirée du 30 juin au cœur des interrogations

C’est désormais sur les événements survenus le 30 juin que se concentrent particulièrement les interrogations. Ce soir-là, Joris participait à la vogue de Saint-Jean-de-Bournay lorsqu’il aurait de nouveau été pris pour cible. Selon les éléments rapportés par la famille, il aurait subi des propos racistes avant d’être victime d’une humiliation publique particulièrement grave.
L’avocate de ses proches, Me Elise Rey-Jacquot, rapporte qu’un témoignage recueilli ferait état d’une agression au cours de laquelle le jeune homme aurait été déshabillé et humilié devant d’autres personnes. Ces faits présumés doivent désormais être précisément établis par les investigations et les témoignages recherchés.
Pour ses proches, cette soirée constitue un élément essentiel dans la chronologie des événements. Deux semaines environ séparent cet épisode présumé de la disparition du jeune homme, raison pour laquelle la famille souhaite identifier toutes les personnes susceptibles d’avoir assisté à la scène ou de disposer d’informations.
