La diffusion de cette pancarte ne signifie toutefois pas que la rédaction de France 2 partageait son contenu. La controverse concerne principalement l’absence de précaution visuelle avant le passage des images à l’antenne, et non une prise de position revendiquée par la chaîne.
Face aux réactions suscitées par cette séquence, la direction de l’information de France Télévisions a finalement décidé de prendre publiquement la parole.
France Télévisions reconnaît son erreur et présente ses excuses

Le lundi 2 novembre, soit trois jours après la diffusion du reportage, la direction de l’information de France Télévisions a officiellement reconnu que cette image n’aurait pas dû apparaître à l’écran. Dans une mise au point publiée sur franceinfo, le groupe audiovisuel public a présenté ses excuses.
La direction a précisé que les messages menaçants visibles lors de manifestations nécessitent une vigilance particulière, y compris lorsqu’ils n’apparaissent que pendant quelques secondes. Elle a ainsi reconnu que la pancarte aurait dû être masquée avant la diffusion du sujet.
France Télévisions a également rappelé sa responsabilité dans la sélection et le contrôle des images proposées aux téléspectateurs. Si les journalistes ne sont pas à l’origine des inscriptions portées par les manifestants, leur rédaction reste responsable du contenu diffusé à l’antenne.
Cette reconnaissance intervient alors que le groupe avait déjà été confronté à une situation comparable quelques semaines auparavant. <Cite refs={[« turn375862search0″, »turn375862search1 »]}/>
Un précédent concernant Emmanuel et Brigitte Macron
Le 6 octobre 2026, le journal de 13 heures de France 2 avait déjà diffusé une pancarte comportant des propos insultants visant Emmanuel Macron et son épouse Brigitte. L’inscription était apparue brièvement pendant des images consacrées à une mobilisation lycéenne.
À la suite des réactions, le médiateur de France Télévisions avait rappelé que les équipes éditoriales devaient porter une attention particulière aux messages présents dans les reportages, même lorsque ceux-ci ne constituaient pas le sujet principal de l’information.
