Les années passant, Maria Carolina a changé de registre. Elle s’est imposée comme influenceuse à part entière, multipliant collaborations dans la mode, voyages de luxe et invitations très sélectes. Sur Instagram, elle cultive une esthétique dite « old money », faite de bals, de robes couture et d’événements mondains, jusqu’aux avant-premières de séries à succès. Une manière assumée de transformer un passé moqué en capital symbolique.
Un timing politique qui interroge

Côté Jordan Bardella, cette apparition ne passe pas inaperçue. Au sein du Rassemblement national, la communication est réputée pour sa précision, et cette image survient à un moment clé. Alors que Marine Le Pen apparaît fragilisée, le président du RN s’affirme de plus en plus comme son successeur naturel. Mais cette proximité affichée avec une héritière ultra-privilégiée brouille son discours de porte-voix d’une France populaire éloignée des élites.
Un décalage souligné par les observateurs
Plusieurs analystes et journalistes, notamment au Le Monde, ont pointé ce contraste. Ils rappellent également que la famille Bourbon des Deux-Siciles a été citée dans des affaires financières, notamment dans le cadre des Paradise Papers, ravivant les critiques sur l’incohérence entre l’image politique revendiquée et les fréquentations affichées.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Certains cadres du RN dénoncent une “peopolisation” maladroite, d’autres évoquent un “mépris social” susceptible de nuire au message du parti. Pendant ce temps, Internet s’amuse, l’Italie s’emballe et Maria Carolina redevient, malgré elle, un symbole où se mêlent glamour, politique et souvenirs télévisés.
