Sous elle, une masse gigantesque : “Comme un bus qui passait sous le jet.” Elle est alors prise de panique, tétanisée, incapable de réagir jusqu’au lendemain. Depuis, les profondeurs aquatiques sont devenues pour elle synonymes d’angoisse.
Des silures géants… et des brocolis

Autant dire que le scénario de “Surface” ne l’a pas tout de suite rassurée. En lisant que des silures de plus de deux mètres hantaient le lac fictif de l’intrigue, elle s’est dit :
“Je ne peux pas faire ça.”
Mais la production a su la convaincre : les scènes sous-marines ont été tournées au Lites Water Studio, à Bruxelles, dans une piscine chauffée à 30 degrés. Et pour simuler les sédiments ? Des brocolis ont été utilisés. Une idée insolite mais efficace pour rassurer l’actrice, qui a ainsi pu dépasser sa peur et livrer une performance viscérale.
Un rôle miroir de sa propre résilience
Noémie Chastain, comme Laura Smet, porte ses blessures au fond d’elle. L’une est marquée dans sa chair par une mission qui a mal tourné, l’autre par un héritage familial écrasant et une sensibilité à fleur de peau. À travers ce rôle, Laura Smet livre un personnage de femme forte, fracturée mais debout, en quête de vérité autant que de renaissance.
