Un échange tendu sur les plateaux

Invitée le lendemain sur BFMTV, Mathilde Panot, figure de proue du groupe LFI à l’Assemblée nationale, s’est confrontée à une Apolline de Malherbe pugnace. Visiblement agacée, la députée du Val-de-Marne a rejeté toute idée d’excuses à Olivier Faure, renversant même la charge : « Je ferai des excuses à Olivier Faure lorsqu’il fera des excuses pour avoir fait passer un budget aussi violent. » La tension n’a cessé de monter durant l’entretien, ponctué de formules accusatrices et de dénégations vives. Panot a néanmoins tenté de nuancer la portée du visuel en assurant que « rien ne rapproche le PS de l’extrême droite », mais le mal était fait.
Une image contestée, mais assumée

Accusée de brandir une comparaison frontale entre la gauche traditionnelle et l’extrême droite, Panot s’est défendue en précisant que le visuel en question n’émane pas des canaux officiels de LFI, mais d’un compte secondaire, ce qui ne l’a pas empêchée d’en assumer le fond. Pour elle, le PS et le RN portent tous deux la responsabilité d’avoir « laissé passer un gouvernement » avec la présence décriée de Bruno Retailleau, ce qui aurait dû justifier, selon elle, une motion de censure immédiate. Cette posture ambiguë entretient la confusion, laissant place à toutes les interprétations.
Mélenchon enfonce le clou

Comme souvent, Jean-Luc Mélenchon a choisi d’aller plus loin encore. En déplacement à Angers, le leader insoumis a lancé une charge verbale d’une rare virulence contre les socialistes. Il les a qualifiés de “trafiquants”, de “traîtres” et de “menteurs”, ajoutant avec une brutalité assumée : « Il n’y a chez eux que de la bêtise et je n’ai pour eux que le plus grand mépris. » Ces propos, tenus sans détour, signent un point de non-retour dans les relations déjà conflictuelles entre Mélenchon et le Parti socialiste, en particulier depuis l’ère Hollande.
Une rupture consommée au sein de la gauche

