Des enquêtes ouvertes, une plainte déposée
Deux procédures sont désormais en cours : une enquête judiciaire et une enquête administrative. La famille de Camélia a déposé plainte, visant à la fois les harceleurs présumés et le proviseur. Les derniers échanges entre la lycéenne et sa mère, auxquels des médias ont eu accès, sont considérés comme particulièrement accablants pour la direction de l’établissement.
« Il était en colère »
La veille du suicide, le lundi 12 janvier, le proviseur avait été alerté par un courrier de la mère de Camélia dénonçant le harcèlement répété. À l’issue d’une première convocation, l’adolescente écrit à sa mère : « Il était en colère », laissant entendre que la démarche familiale avait été mal accueillie. Malgré cette réunion, les faits se seraient poursuivis dès le lendemain.
Une seconde convocation lourde de conséquences
Moins de vingt-quatre heures après la première entrevue, Camélia est de nouveau convoquée dans le bureau du proviseur. L’échange dure environ trente minutes. À 16h32, elle envoie un message à sa mère : « Ils ont dit que c’est moi la fautive et que j’aurai une sanction disciplinaire. Je t’aime de tout mon cœur. » D’autres messages suivent, évoquant le reproche de « se victimiser » et exprimant une ultime déclaration d’amour.
Les derniers mots avant le silence
Ces messages seront les derniers. Alors que sa mère la croit encore en cours, Camélia quitte la classe, visiblement très affectée, selon le témoignage d’une camarade. Moins d’une heure plus tard, l’adolescente met fin à ses jours. Un enchaînement rapide, brutal, qui interroge sur le poids de cette dernière convocation.
