Dans les cercles de soutien de l’ancienne garde des Sceaux, on estime qu’une alliance brouillerait le positionnement politique et ferait fuir un électorat centriste ou modéré indispensable à toute victoire dans la capitale. Paris, ville historiquement rétive aux expériences trop marquées à droite, serait selon eux « ingagnable » dans un tel scénario. L’argument n’est pas seulement idéologique : il est aussi électoral.
Une candidate en quête d’ancrage

Si Sarah Knafo a réussi à attirer quelques figures issues des Républicains dans son sillage, elle demeure relativement isolée dans le paysage parisien. Son pari repose sur la consolidation d’un socle électoral fidèle et mobilisé, capable de lui assurer un maintien au second tour. Mais à l’approche du 15 mars, date du premier tour, la pression s’intensifie.
Entre la tentation du vote utile et la crainte d’une division fatale, l’équation est délicate. La candidate de Reconquête doit préserver sa dynamique sans apparaître comme un facteur de dispersion. Sa stratégie consiste à se poser en arbitre potentiel du second tour, convaincue que son maintien pourrait rebattre les cartes.
