Une relation mère-fils brisée par le doute
Lors de l’audience, Nadine Jubillar dit ne pas avoir reconnu son fils. « Je l’ai vu sans émotion, impassible. Lui qui était spontané, volubile, semblait éteint. » Elle estime qu’il s’est très mal défendu, incapable de convaincre le jury de son innocence. « Il n’a rien dit, rien montré. »
Aujourd’hui, la mère du condamné avoue ne pas avoir eu la force de lui écrire ni de lui rendre visite en détention. « C’est un blocage psychologique. Je n’y arrive pas encore. »
Un aveu bouleversant, qui traduit la complexité de ce drame familial : entre l’amour d’une mère et la conscience d’un possible crime, Nadine Jubillar vit un déchirement silencieux.
