Dans son podcast Archetypes, elle évoquait même avec émotion le soutien de figures influentes de l’époque, dont Hillary Clinton, à qui elle avait écrit personnellement. « Trois mois plus tard, la publicité a été modifiée », se réjouissait-elle encore en 2022, comme pour prouver l’impact de son action.
Une intervention inattendue de Brooke Shields

C’est justement cette anecdote que Meghan Markle a choisie de relater lors d’un panel du festival SXSW en mars 2019, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. Elle partageait la scène avec plusieurs personnalités influentes, dont la journaliste Katie Couric et l’actrice Brooke Shields.
Mais à peine avait-elle entamé son récit que Brooke Shields s’est visiblement agacée du ton trop solennel de son interlocutrice. Dans son propre podcast An Unexpected Journey, l’actrice est revenue sur ce moment avec franchise : « Je me suis dit : ‘Ce public ne va pas tenir 45 minutes dans cette ambiance trop sérieuse’« .
Et de raconter : « J’ai fini par l’interrompre poliment mais fermement. Je voulais alléger la discussion. » Elle a alors enchaîné avec une anecdote personnelle : « Quand j’avais 11 ans, je jouais une prostituée dans Pretty Baby« . Une sortie inattendue, teintée d’ironie, qui a fait rire la salle et détendu l’atmosphère.
Deux visions féminines qui s’opposent
Brooke Shields et Meghan Markle incarnent deux visions du militantisme et de l’engagement au féminin. D’un côté, une duchesse médiatisée, soucieuse de construire un récit inspirant et calibré. De l’autre, une actrice marquée par une enfance sous les projecteurs, et qui privilégie une forme de dérision et de recul sur son propre parcours.

