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26 août 2026

“J’ai eu 16,5 de moyenne” : Jordan Bardella mouche Thomas Sotto sur ses années lycée

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Avec un sourire, Bardella a répliqué : « Je vous écoute puisque vous semblez être bien inspiré en ce lundi matin ». Un ton faussement détendu, pour mieux reprendre la main sur une question à dimension stratégique, immédiatement recentrée sur l’essentiel : le positionnement du RN pour 2027.

Marine Le Pen, candidate « naturelle » mais suspendue à la justice

L’échange bascule rapidement sur le terrain politique. Thomas Sotto résume la situation : soit Marine Le Pen échappe à l’inéligibilité, soit c’est Bardella qui portera les couleurs du RN à la présidentielle. Une formulation que l’intéressé valide immédiatement : « Je vous mets 20 sur 20 », ironise-t-il, avant d’insister sur la ligne officielle : « Elle est présumée innocente, elle a fait appel de la décision ».

Pour Bardella, l’ordre des choses est clair : la priorité reste donnée à Marine Le Pen, qui demeure à ses yeux « la candidate naturelle » du mouvement. Un discours de loyauté affichée, mais qui ne cache pas les préparatifs en coulisse d’un plan B bien rodé en cas de condamnation irrévocable.

Des ambitions présidentielles assumées avec prudence

Déjà questionné quelques jours plus tôt sur LCI par David Pujadas, Jordan Bardella avait reconnu préparer une possible prise de pouvoir, en duo avec Marine Le Pen. « Nous ne préparons pas seulement l’alternance d’un parti, mais l’arrivée de nos idées », avait-il affirmé, tout en déclarant ne pas chercher personnellement l’Élysée. Un discours millimétré, entre prudence et mise en condition de l’opinion.

Selon lui, si Marine Le Pen accède à la présidence en 2027, il se verrait « nommé à Matignon » pour diriger le gouvernement, marquant ainsi une nouvelle ère politique pour le Rassemblement national, structurée autour d’un tandem.

Une réponse scolaire, mais stratégique

Interrogé par Thomas Sotto sur ses propres souvenirs du baccalauréat, Jordan Bardella n’a pas manqué de rappeler son parcours scolaire brillant : « J’ai eu 16,5 de moyenne, mention Très bien », a-t-il lâché avec assurance, dans un moment presque cocasse où le journaliste est resté brièvement sans voix. Une manière subtile de renforcer son image de sérieux, de discipline et de réussite personnelle — des qualités qu’il entend transposer à sa fonction politique.

Une campagne à deux visages en préparation

Entre les lignes, Jordan Bardella avance sans forcer ses ambitions, tout en occupant de plus en plus l’espace médiatique comme potentiel successeur naturel. Sans jamais éclipser Marine Le Pen, il se positionne comme le garant de la continuité stratégique, prêt à prendre les rênes au moment opportun, mais toujours dans un cadre qu’il veut collectif et ordonné.

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