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15 juillet 2026

« J’ai cru que j’allais dormir en prison » : victime d’une arnaque, cette Bretonne raconte ses semaines de calvaire

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Son histoire, effrayante et exemplaire, montre à quel point certaines arnaques téléphoniques peuvent manipuler et isoler leurs victimes jusqu’à l’emprise totale. Le 18 septembre 2025, Michèle Harzo, 74 ans, décroche son téléphone. Une voix l’informe que sa ligne va être coupée et l’invite à appuyer sur la touche 9 pour contester. Ce geste, d’apparence anodine, la fait basculer dans un piège savamment orchestré.
Une fausse conseillère lui reproche alors un achat de téléphone à Saint-Malo, ville où Michèle n’a jamais mis les pieds. Très vite, la communication est transférée à un pseudo-policier, qui évoque une possible usurpation d’identité et lui conseille de coopérer.

Une manipulation psychologique redoutable

Inquiète, isolée, Michèle suit les instructions du faux agent. Les escrocs jouent sur la peur, l’urgence et la pression morale, se faisant passer pour les seuls capables de la protéger. Chaque appel devient une injonction, chaque mot une menace voilée.
Convaincue d’être compromise dans une affaire criminelle, elle obéit. Les fraudeurs instaurent un climat d’autorité pesante :
coupure de ligne, risque de poursuites, menace d’arrestation immédiate
Tout est fait pour la maintenir sous emprise. « J’ai cru que j’allais dormir en prison », confie-t-elle, encore secouée.

Trois semaines enfermée dans la peur

Pour ne rien oublier, Michèle prend des notes précises dans un carnet. Elle veut « aider l’enquête », comme le lui répètent les faux policiers. Petit à petit, la panique devient son quotidien.
Ce n’est qu’en évoquant l’affaire à un proche que le mécanisme se brise : celui-ci comprend immédiatement qu’il s’agit d’une arnaque téléphonique sophistiquée, fondée sur le mensonge et la manipulation.

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