Le tribunal écarte la thèse du simple geste impulsif
Maxime Gaucher a été interpellé quelques jours plus tard à son domicile dans le Rhône. Déféré devant le parquet du Mans, il a ensuite été jugé en comparution immédiate le mardi 25 août 2026. Le tribunal l’a déclaré coupable de l’ensemble des infractions qui lui étaient reprochées.
Les poursuites portaient sur des violences avec préméditation, des menaces de mort réitérées, la violation d’un domicile, la dégradation du bien d’autrui et le vol d’un téléphone portable. Le parquet avait requis une peine de 24 mois d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis.
À la barre, le prévenu a soutenu avoir agi « sur un coup de tête » après la découverte de la liaison. Cette présentation a été contestée par l’accusation, qui s’est appuyée sur la durée du déplacement, les messages envoyés à la victime et les propos adressés à un proche après les faits. Pour le parquet, ces différents éléments révélaient une action préparée plutôt qu’une réaction immédiate.
Le casier judiciaire du prévenu comportait déjà plusieurs condamnations, notamment pour des violences et des dégradations. Il avait également été condamné pour travail dissimulé. Au moment des faits, Maxime Gaucher se trouvait encore sous le régime d’un précédent sursis probatoire, un élément pris en considération dans le choix de la sanction.
Quinze mois de prison ferme et un mandat de dépôt
Le tribunal judiciaire du Mans a finalement condamné Maxime Gaucher à 24 mois de prison, dont neuf mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. La partie ferme de la peine s’élève donc à quinze mois, sans aménagement immédiat.
La juridiction a prononcé un mandat de dépôt à l’audience, entraînant son incarcération. Le condamné doit également respecter une obligation de soins et une interdiction d’entrer en contact avec la victime ou de se rendre à son domicile pendant deux ans.
La défense avait insisté sur les cinq jours d’incapacité totale de travail prescrits au collaborateur parlementaire, estimant que ses blessures demeuraient limitées malgré leur apparence. Le tribunal a néanmoins retenu la gravité de l’ensemble des faits et les antécédents du prévenu pour écarter un aménagement de peine. Les quinze mois d’emprisonnement ferme doivent ainsi être exécutés, selon les décisions rapportées par Le Parisien et Le Nouvel Obs.

