« Il m’a laissé faire car je suis officiellement l’ayant droit. C’est moi qui ai hérité de tout », confie Thomas. Jacques, aujourd’hui âgé de 82 ans, observe les choses à distance, sans ingérence, mais avec un regard paternel et apaisé sur le travail de mémoire entamé par son fils.
Un héritage musical en construction

Depuis le décès de sa mère, Thomas Dutronc s’est lancé avec ferveur dans un projet de préservation et de valorisation de son œuvre. En collaboration avec Étienne Daho, il a sorti un coffret collector Françoise Hardy Blues – Intégrale Vogue 1962-1967, comprenant vinyles restaurés et inédits, édité à seulement 2 000 exemplaires.
Ce n’est que le début d’un long travail de mémoire. Un deuxième volume, consacré à la période 1968–1973, est déjà en préparation, accompagné d’un documentaire. Et si certains évoquent l’idée d’un biopic, Thomas reste prudent : « Il va être difficile de trouver une comédienne aussi belle, capable de chanter comme elle. Je n’en vois pas. »
Une sépulture en attente, mais des projets en hommage
Un an après sa disparition, Françoise Hardy ne dispose toujours pas de sépulture définitive. Thomas en est conscient et assure que cela avance. Il promet un lieu digne, « où chacun pourra venir se recueillir ». En parallèle, ses projets musicaux veulent perpétuer non seulement l’héritage artistique de sa mère, mais aussi sa mémoire humaine, intime, pudique.
