Une droite apaisée, recentrée et populaire
Malgré ces limites, Giorgia Meloni conserve près de 30 % des intentions de vote, un score historique pour une dirigeante issue d’un parti post-fasciste. « Elle ne fascine pas, mais elle rassure », résume Beniamino Morante. Sa simplicité de ton et son style direct lui permettent de maintenir un lien fort avec l’opinion.
Politiquement, elle a su transformer Fratelli d’Italia en une force de centre droit solide, héritière de la stabilité berlusconienne, mais débarrassée de ses excès. Pour le politologue Jean-Pierre Darnis, « elle a repris le flambeau de la droite italienne tout en se repositionnant au centre ».
