Face à la polémique montante, la Cinémathèque a publié un communiqué le mardi 11 novembre, rappelant qu’elle applique « depuis 2021 un protocole strict de prévention ». Toutefois, l’institution reconnaît que « le phénomène des punaises de lit touche l’ensemble des lieux recevant du public ». Une admission prudente, mais qui n’a pas suffi à calmer la colère.
Des témoignages accablants

Pour Antonio Rosse, autre spectateur, ce n’est pas un incident isolé : « J’avais déjà été piqué lors d’une séance précédente ! » dit-il avec exaspération. Couvert de traces rouges au cou et aux bras, il dénonce un manque d’entretien chronique : « S’ils traitaient régulièrement, ça n’arriverait pas. »
Ces propos traduisent un malaise plus profond : le sentiment d’abandon des usagers face à une institution pourtant emblématique. Les punaises de lit, devenues un fléau national, ont déjà envahi les transports, les hôtels, les écoles et maintenant… les temples de la culture.
Madani Bendjellal soulève une hypothèse glaçante : « Imaginez si Sigourney Weaver avait été piquée ! » Une telle mésaventure aurait pris une dimension mondiale, ternissant durablement l’image de la Cinémathèque et, plus largement, celle de Paris.
Pour tenter d’éteindre l’incendie médiatique, la direction promet désormais une détection canine hebdomadaire et un traitement à la vapeur sèche des salles. Un aveu implicite de l’ampleur du problème.
