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11 octobre 2026

Intermarché: la pub « Ces dimanches-là » sur les années 70 divise

Après la publicité du loup

En décembre dernier, Intermarché avait marqué les esprits avec une publicité montrant un loup rejeté par les autres animaux de la forêt parce qu’il mangeait de la viande. Sur la musique du Mal aimé de Claude François, il devenait végétarien et, en cuisinant les légumes de l’enseigne, redevenait populaire.

Un déjeuner du dimanche inspiré d’un film de 1974

Le film montre une famille réunie autour du rôti du dimanche. Un couple arrive en retard, les discussions vont bon train, des fiançailles sont annoncées et les engueulades fusent. Le déjeuner s’étire en longueur dans une joyeuse ambiance, puis le groupe termine l’après-midi sur la plage toute proche, en continuant de chahuter et de se taquiner.

La mise en scène s’inspire directement d’une scène de Vincent, François, Paul… et les autres, de Claude Sautet. Dans ce film sorti en 1974, Michel Piccoli éclate de colère en découpant le gigot autour d’une grande tablée.

La bande-son reprend Dernier domicile connu, composé par François de Roubaix. Le vin et les cigarettes de l’époque sont absents, l’alcool et le tabac étant interdits dans les publicités.

1974
Année de sortie du film de Claude Sautet Vincent, François, Paul… et les autres, dont la scène du gigot inspire directement la publicité.

Sur CNews, Pascal Praud évoque « un peu un message politique »

Le lundi 5 octobre, Pascal Praud a présenté la publicité dans L’Heure des pros, sur CNews. Il a prévenu: « Je ne sais pas comment ça va être pris, parce que c’est la France vintage que vous allez voir ». Il a ajouté: « Cette pub, moi, je l’ai trouvée super, émouvante, référencée et on en parle ensemble ». Il a aussi estimé qu’« il y a un peu un message politique ».

La journaliste Véronique Jacquier a relevé l’absence d’alcool et de cigarette. Elle a jugé la publicité « très sympathique » et pense qu’elle fera polémique, parce qu’elle mettrait selon elle « un coup d’arrêt à une forme de dictature du multiculturalisme ».

Elle trouve « audacieux de la part d’Intermarché » de se lancer sur ce segment. Selon elle, promouvoir les terroirs ne plaira pas à certains.

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