
Un mécanisme étudié dans les pires catastrophes
Ce phénomène a été largement analysé par la journaliste Amanda Ripley dans son ouvrage The Unthinkable. Elle y décrit comment, face à une menace extrême, le cerveau peut ignorer ou retarder la prise en compte des signaux les plus évidents. Sous stress, le traitement de l’information ralentit, précisément au moment où une réaction rapide est vitale.
Leçons tirées du 11 septembre
Amanda Ripley s’appuie notamment sur des études menées par le National Institute of Standards and Technology après les attentats du 11 septembre 2001. Au World Trade Center, certains survivants ont fui immédiatement, mais d’autres ont pris le temps d’éteindre leur ordinateur avant d’évacuer. Un comportement déroutant, mais profondément humain, qui n’avait rien à voir avec l’âge, la technologie ou l’inconscience.
