Quarante-et-une vies ont été fauchées par un incendie d’une violence inouïe. Plusieurs semaines plus tard, les gérants de l’établissement ont été longuement entendus par la justice suisse, face aux familles endeuillées.
Les 11 et 12 février, à Sion, en Suisse, Jacques et Jessica Moretti, gérants français du “Constellation” à Crans-Montana, ont été interrogés durant de longues heures en qualité de prévenus. L’incendie survenu dans la nuit du 31 décembre y a causé la mort de 41 personnes, plongeant la station alpine dans le deuil.
Face à eux, près de 80 avocats représentant les victimes ont multiplié les questions. L’atmosphère des auditions était lourde, chargée d’émotion et de tension, tant pour les familles que pour les responsables présumés de l’établissement.
Les paroles de Jacques Moretti aux familles
Au cours de son interrogatoire, Jacques Moretti a tenu à s’adresser directement aux proches des disparus présents dans la salle. Il a exprimé sa « pleine empathie », affirmant qu’aucun parent ne devrait avoir à vivre une telle épreuve.

Se tournant notamment vers la mère de deux jeunes femmes grièvement brûlées lors du sinistre, il a évoqué « une catastrophe » et assuré que lui et son épouse partageaient la douleur des familles. Des mots de compassion qui n’ont cependant pas dissipé les interrogations sur les responsabilités éventuelles.
La question de la mousse acoustique
L’un des points centraux des débats a porté sur la mousse acoustique installée au plafond du bar. Jacques Moretti a affirmé avoir procédé lui-même à des tests d’inflammabilité à l’aide d’un chalumeau avant son installation, soutenant que le matériau n’avait pas pris feu lors de ces essais.
