Le métoclopramide, connu sous les marques Primperan, Anausin ou Prokinyl, possède une efficacité reconnue dans certaines situations. Il expose cependant à des réactions neurologiques, parfois dès la première administration. La durée habituelle du traitement est limitée à cinq jours, avec une posologie adaptée à l’âge, au poids et au fonctionnement des reins et du foie.
Le dropéridol occupe une place différente. Il s’agit principalement d’un médicament injectable utilisé à l’hôpital pour prévenir ou traiter les nausées apparaissant après une intervention chirurgicale ou après l’administration de certains antalgiques. Il ne doit donc pas être présenté comme un traitement couramment pris à domicile par les personnes âgées.
Ces quatre substances figurent dans plusieurs publications de la revue Prescrire consacrées aux médicaments jugés plus dangereux qu’utiles dans certaines indications. Cette classification éditoriale ne signifie pas que leurs profils sont identiques, ni qu’ils doivent être interrompus sans évaluation médicale individuelle.
Des risques cardiaques surtout documentés avec certaines molécules
La dompéridone peut perturber l’activité électrique du cœur et favoriser certains troubles du rythme. Le risque est plus élevé après 60 ans, au-delà de 30 milligrammes par jour ou lorsqu’elle est associée à certains autres médicaments, selon les documents réglementaires.
Elle est notamment contre-indiquée chez certains patients présentant une maladie cardiaque, un ralentissement important du pouls, des anomalies de potassium ou de magnésium, ou un allongement connu de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme. Les interactions médicamenteuses doivent être examinées avant toute prescription, particulièrement chez les seniors suivant plusieurs traitements.
Le dropéridol peut lui aussi modifier l’intervalle QT et nécessite une attention particulière aux antécédents cardiaques, à la fréquence du pouls et aux taux de potassium et de magnésium. Son usage hospitalier permet cependant une administration encadrée par des professionnels de santé, avec une surveillance adaptée au profil du patient.
La métopimazine peut provoquer de la somnolence, une baisse de la tension artérielle et différents effets liés à son activité neuroleptique. Certaines publications évoquent également des complications cardiovasculaires ou neurologiques. Le niveau de risque dépend de la dose, de la durée d’exposition, de l’âge et des traitements associés.

