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28 août 2026
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« Ils se cachent pour en faire le moins possible » : les contrôleurs SNCF et leur salaire violemment pris à partie

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Tout est parti d’un article relayé sur Facebook par Les Échos, classant Trenitalia meilleure compagnie ferroviaire européenne. En réaction, Philippe Deschamps a publié un commentaire acerbe, fustigeant le comportement des contrôleurs de la SNCF.

Il les accuse notamment de ne « rien faire à part dormir dans leur compartiment », tout en louant l’efficacité des employés de Trenitalia, qui, selon lui, « ramassent les déchets, contrôlent plus vite et résolvent les problèmes des voyageurs avec le sourire ».

Le ton est tranché, voire méprisant. Il parle de contrôleurs français « qui se cachent pour en faire le moins possible », n’hésitant pas à affirmer qu’il évite les TGV dès qu’il le peut. Des paroles qui ont suscité une vague d’indignation parmi les agents SNCF et les syndicats ferroviaires, qui dénoncent un mépris injustifié à l’égard d’un personnel pourtant essentiel.

Le devoir de réserve mis en cause

C’est surtout la posture de Philippe Deschamps qui pose problème. En sa qualité de sous-préfet, il est tenu à un strict devoir de neutralité. Les fonctionnaires, particulièrement ceux occupant des postes d’autorité, ne peuvent pas exprimer librement des opinions susceptibles de nuire à une institution publique — a fortiori en utilisant leur nom et leur fonction officielle sur une plateforme publique.

En critiquant aussi frontalement une entreprise publique comme la SNCF, le sous-préfet a franchi une ligne rouge que le ministère de l’Intérieur pourrait difficilement ignorer. À ce jour, aucune mesure disciplinaire n’a été annoncée, mais l’affaire embarrasse l’administration, d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte social déjà tendu dans les transports publics.

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