À la suite de cette recommandation, le gouvernement a indiqué vouloir examiner les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Le calendrier précis et les modalités d’application doivent encore faire l’objet de discussions dans les prochaines semaines. Pour que cette obligation entre effectivement en vigueur, un décret devra notamment déterminer les catégories de personnels concernées ainsi que les conditions pratiques du dispositif.
Une recommandation justifiée par le poids sanitaire de la grippe

Pour justifier sa position, la Haute Autorité de santé met en avant les conséquences importantes des épidémies saisonnières de grippe sur la santé publique ainsi que le risque de transmission du virus par les professionnels aux personnes qu’ils soignent ou accompagnent.
Selon les chiffres avancés, la saison grippale 2025-2026 aurait été associée à 12 700 décès, après une saison précédente particulièrement sévère au cours de laquelle 17 900 décès avaient été recensés. Au-delà de la mortalité, les épidémies exercent chaque année une pression considérable sur le fonctionnement du système de santé.
Le coût économique de la grippe est estimé entre un et deux milliards d’euros. Les périodes épidémiques peuvent également provoquer une hausse des hospitalisations, des absences parmi les personnels et des déprogrammations d’interventions, accentuant les tensions dans des établissements déjà fortement sollicités.
Une obligation qui divise les professionnels de santé
La perspective d’une vaccination obligatoire suscite toutefois des réactions contrastées. Ghislaine Sicre, présidente du syndicat Convergence Infirmière, estime que l’obligation pourrait être mal accueillie par une partie des professionnels, certains considérant qu’ils doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur vaccination.
