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27 juillet 2026

Ils cumulent emploi et retraite: « J’ai rêvé toute ma vie de partir en croisière, mais je n’ai pas les fonds »

Des femmes plus touchées par le cumul emploi-retraite

À 73 ans, Rose raconte un quotidien similaire. Elle partage ses journées entre la maison, ses chats, et quelques heures de travail. Sa pension de 1 060 euros ne suffit pas à couvrir son loyer de 450 euros, encore moins les dépenses essentielles. Son engagement professionnel devient une nécessité, une manière de continuer à vivre dignement.

Pour beaucoup de femmes, dont les carrières ont été fragmentées par les congés familiaux ou des emplois à temps partiel, la retraite s’avère particulièrement faible. Le cumul emploi-retraite devient alors une solution incontournable, mais rarement confortable.

Briser le mythe du retraité aisé

Juliette, elle, dément l’image du retraité qui profite de loisirs et voyages. « J’aurais aimé faire une croisière, mais mes finances ne me le permettent pas », dit-elle. Avec une pension de seulement 1 000 euros et un loyer de 600 euros, elle travaille comme dame de compagnie pour doubler parfois ses revenus. Son emploi n’est pas un choix, mais une adaptation nécessaire à une réalité économique dure.

La solidarité, parfois informelle, entre anciens travailleurs

Dans certains cas, la nécessité conduit même à des arrangements discrets. Francisco, 78 ans, a pris sa retraite, mais il voit des amis dans des situations plus difficiles. L’un d’eux, menuisier de 86 ans, a continué à travailler de manière informelle, effectuant de petits travaux pour arrondir une pension de 900 euros. Cet exemple illustre comment, face à la faiblesse des retraites, la débrouille peut devenir une survie.

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