Des bactéries découvertes lors des analyses
Des investigations ont finalement été menées à la fin du mois d’août. La préfecture a indiqué que des examens étaient réalisés afin de déterminer l’origine du problème et d’engager les travaux nécessaires. Les analyses ont alors révélé la présence de bactéries à des niveaux particulièrement élevés.
Les recherches ont ensuite permis d’identifier une possible explication particulièrement surprenante : une erreur majeure aurait été commise lors du raccordement des réseaux d’eau pendant la construction du commissariat.
Selon les informations rapportées par TF1, les deux circuits auraient été inversés. L’eau de pluie aurait alimenté les robinets du commissariat, tandis que l’eau potable aurait été envoyée vers les chasses d’eau des toilettes.
Huit mois à utiliser une eau qui n’était pas potable
Le commissariat ayant ouvert ses portes en janvier, cette situation aurait duré plusieurs mois avant d’être découverte. Pendant cette période, les policiers auraient donc utilisé et parfois consommé une eau de récupération qui n’était pas destinée à la consommation humaine.
La découverte provoque la colère des représentants des policiers. Stéphane Fievez, responsable du syndicat UN1TE, estime que la situation aurait pu être évitée et rappelle que les fonctionnaires n’étaient pas les seules personnes susceptibles d’utiliser l’eau du bâtiment.
Le commissariat accueille en effet également du public et différentes personnes de passage. Les inquiétudes portent donc sur l’ensemble des personnes susceptibles d’avoir été exposées à cette eau depuis l’ouverture des locaux.
Des bouteilles d’eau distribuées en attendant la désinfection
Depuis la découverte de la contamination, les consignes sont particulièrement strictes. Les policiers ne doivent ni boire l’eau du robinet, ni l’utiliser pour se laver les mains, prendre une douche ou nettoyer du matériel.


