Une bataille législative encore incertaine

En avril 2024, le sénateur Hervé Marseille a porté la dernière proposition de loi en date visant à réguler plus strictement les grèves dans les transports publics. Ce texte, adopté en première lecture au Sénat, n’a cependant pas encore été soumis au vote de l’Assemblée nationale. Il prévoyait notamment de suspendre le droit de grève entre 6h30 et 9h30 puis entre 17h et 20h, pendant des périodes continues de sept jours maximum, dans la limite de 30 jours par an.
Cette approche s’inspire de modèles étrangers comme l’Italie, où certaines périodes de l’année – comme les fêtes de Noël – sont sanctuarisées et protégées de toute mobilisation syndicale. Une idée également soutenue par Éric Ciotti, désormais président de l’Union des droites républicaines, qui avait plaidé pour une interdiction de grève durant la « trêve de Noël ».
