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14 septembre 2026

“Il va falloir arrêter d’appeler” : elle tente 9 fois le 18 avant de s’éteindre, seule…

Ce drame d’une cruauté inouïe, survenu en août 2025, met à nu une double faillite : celle d’un homme violent et celle d’un système de secours qui n’a pas su sauver une vie qu’il aurait pu préserver.

Le soir du drame, Sylvia subit un passage à tabac brutal de la part de son compagnon, Samir M., aujourd’hui mis en examen pour violences mortelles. Les voisins entendent des cris, mais lorsqu’ils arrivent, l’homme a pris la fuite. La quadragénaire, en état de choc, se plaint de douleurs au ventre et à la tête. Les pompiers interviennent rapidement. Elle leur explique avoir été battue, mais refuse le transport à l’hôpital, préférant porter plainte le lendemain. Une décision tragique.

Dans les heures qui suivent, son état se dégrade à cause d’une hémorragie interne provoquée par l’éclatement de la rate. Prise de douleurs insoutenables, elle appelle à nouveau les secours. Ses derniers mots, rapportés par sa mère, résonnent comme un cri : “Elle disait qu’elle se faisait dessus, qu’elle était en train de mourir.” Pourtant, personne ne viendra la sauver.

Neuf appels à l’aide, aucune réponse adaptée

Les enregistrements des appels au 18 sont insoutenables. Neuf appels en quatre heures, selon l’enquête du Figaro, et une succession d’erreurs, de jugements hâtifs et de mépris glaçant.

Dès le premier appel, l’opérateur du SDIS 13 doute de sa sincérité : “Vous plaisantez ?”, lui lance-t-il, avant d’ajouter, cynique, qu’il “fallait y penser avant”. Lorsqu’elle rappelle, il se montre plus dur encore : “Il va falloir arrêter d’appeler. Vous croyez qu’on est des taxis ?”

Transférée vers le Samu, la victime est mise en attente pendant plus d’une heure avant de tomber sur un médecin. Ce dernier lui conseille… de “prendre un taxi” ou “d’appeler quelqu’un pour l’emmener aux urgences”, avant de lui raccrocher au nez. Pendant ce temps, Sylvia se vide de son sang.

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