Les investigations ont toutefois conduit les autorités à s’intéresser de près à la véracité de ces informations. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre comment son dossier professionnel a été vérifié avant qu’il soit autorisé à prendre en charge des patients souffrant de pathologies cardiaques.
Cette question est d’autant plus importante que son activité au sein de l’établissement ne se serait pas limitée à des consultations. Narendra Yadav aurait participé directement à plusieurs dizaines de procédures médicales concernant le cœur, dont de nombreuses angioplasties.
L’identité d’un professeur britannique aurait été utilisée
Parmi les éléments les plus marquants du dossier figure l’utilisation présumée de références appartenant à un véritable spécialiste. Narendra Yadav est accusé d’avoir notamment utilisé l’identité et les références professionnelles du professeur britannique John Camm, un cardiologue reconnu.
Cette utilisation présumée aurait contribué à donner de la crédibilité au parcours présenté par l’homme auprès de l’établissement hospitalier. Les documents et affirmations concernant sa carrière sont désormais au centre des vérifications menées pour déterminer l’étendue exacte des falsifications qui auraient permis son recrutement.
Les autorités s’intéressent également aux déclarations selon lesquelles il aurait travaillé dans plusieurs institutions médicales réputées hors d’Inde. La réalité de cette expérience professionnelle internationale fait partie des éléments contestés dans le cadre de l’affaire.
Le dossier dépasse ainsi la seule question de l’identité professionnelle utilisée. Il concerne également les mécanismes de contrôle appliqués au moment de l’embauche d’un praticien appelé à réaliser ou à participer à des actes médicaux particulièrement sensibles.
Plusieurs décès de patients placés au centre des investigations
L’affaire a pris une ampleur considérable après la mort de plusieurs patients ayant été pris en charge pendant la période où Narendra Yadav travaillait à l’hôpital. Ces décès ont conduit les autorités à approfondir leurs investigations sur ses compétences réelles et sur les soins pratiqués au sein de l’établissement.


