Suivez-nous
31 août 2026
Publicité

Il manque seulement 10 grammes à son demi-pain : sa réclamation va coûter 15 000 € au boulanger…

Publicité

Une réponse du boulanger qui ne convainc pas le client

Matthias Breitner ne mesure alors pas immédiatement les conséquences que cette réclamation pourrait entraîner. D’après le récit qu’il a livré à la Süddeutsche Zeitung, il explique au client que les variations peuvent jouer dans les deux sens et qu’un prochain demi-pain pourrait aussi peser une vingtaine de grammes supplémentaires.

L’explication ne convainc pas l’acheteur. Celui-ci décide de signaler l’affaire à l’Eichamt, l’administration allemande chargée notamment du contrôle des instruments de mesure et de certaines règles relatives aux marchandises vendues au poids.

Quelques semaines plus tard, les autorités interviennent auprès du boulanger. Elles lui demandent de mettre en place une procédure permettant de contrôler le poids des demi-pains directement en présence des consommateurs.

Six boulangeries à équiper pour 15 000 euros

Deux possibilités s’offrent alors au commerçant : préparer et peser les portions à l’avance ou installer des balances réglementaires permettant d’effectuer l’opération au moment de la vente. Matthias Breitner écarte la première solution, craignant que les pains déjà coupés ne sèchent avant d’être achetés.

Il décide donc d’équiper ses établissements de nouvelles balances étalonnées. L’opération ne se limite cependant pas à l’achat des appareils. Le matériel doit être raccordé aux systèmes de caisse et les salariés doivent être formés à son utilisation.

Matthias Breitner possédant six succursales, la facture grimpe rapidement. Selon ses déclarations, la mise en conformité de l’ensemble de ses commerces lui a finalement coûté environ 15 000 euros, conséquence d’une réclamation initialement provoquée par dix grammes manquants.

Certains boulangers auraient depuis renoncé aux demi-pains

L’affaire aurait également eu des répercussions chez d’autres professionnels de Pfaffenhofen an der Ilm. Selon Matthias Breitner, certaines boulangeries locales auraient préféré arrêter de proposer des demi-pains, afin de ne pas devoir faire face aux mêmes contraintes.

Publicité
Partager sur Facebook