Des accusations de séquestration remontant à 2021
L’ancienne employée est également revenue sur un conflit survenu durant l’été 2021. Trois salariés, qui contestaient le non-paiement de certaines heures supplémentaires, auraient pris de l’argent dans la caisse pour obtenir les sommes qu’ils estimaient leur être dues.
Selon le récit de l’ex-serveuse, Jacques Moretti les aurait ensuite retenus dans le sous-sol en exigeant le remboursement de l’argent. La témoin affirme avoir été victime d’une séquestration, une version contestée par l’ancien patron. Cet épisode avait déjà donné lieu à une procédure judiciaire et à une conciliation.
Un message de 2019 au cœur des investigations
Un autre élément intéresse particulièrement les enquêteurs : un message WhatsApp attribué à Jessica Moretti et envoyé aux employés en décembre 2019. Elle y mettait en garde contre le risque que des scintillants utilisés avec les bouteilles puissent enflammer la mousse installée au plafond.
L’ancienne serveuse a transmis ce message aux policiers. Or, selon les éléments de l’enquête rapportés à ce stade, le feu du 1er janvier 2026 aurait justement commencé lorsqu’un scintillant a enflammé la mousse du plafond du sous-sol.
La justice doit désormais établir les responsabilités
Pour les avocats de certaines victimes, ce message montrerait que le risque d’incendie lié aux scintillants et au plafond était connu plusieurs années avant la catastrophe. Les enquêteurs examinent désormais cet élément avec les différents témoignages recueillis sur le fonctionnement de l’établissement.
L’instruction devra cependant déterminer précisément la portée juridique de ces informations et les éventuelles responsabilités. Les accusations concernant l’épisode de 2021 restent contestées par Jacques Moretti, et il appartient désormais à la justice suisse d’établir les faits dans le cadre de la procédure en cours.


