Cette diminution du nombre de naissances contribue progressivement au vieillissement de la population. À long terme, cette évolution modifie l’équilibre entre les actifs participant au financement du système et les retraités bénéficiant des pensions.
Le COR souligne néanmoins que les prévisions démographiques à plusieurs décennies restent par nature incertaines et doivent être interprétées avec prudence.
Plusieurs leviers envisagés pour préserver l’équilibre du système
Afin d’illustrer les différentes options possibles, le rapport examine plusieurs scénarios. L’un d’eux repose sur une augmentation progressive de l’âge moyen de départ à la retraite, qui atteindrait 64,4 ans en 2030, puis 65,8 ans en 2045, avant de s’établir à 67,6 ans en 2070.
Cette hypothèse constitue un exercice de projection permettant de mesurer l’impact d’un ajustement de l’âge de départ sur les finances du système.
Parallèlement, les experts prennent également en compte l’évolution des règles de revalorisation des retraites complémentaires définies par les partenaires sociaux gestionnaires du régime Agirc-Arrco. Ces nouvelles dispositions, jugées plus favorables aux retraités à long terme, influencent également les résultats financiers projetés.

Des facteurs compensateurs limitent les effets à moyen terme
Malgré cette dégradation des perspectives lointaines, plusieurs éléments contribuent à stabiliser la situation au cours des prochaines décennies.
Le COR intègre notamment une hausse du solde migratoire, désormais estimé à 150 000 personnes par an, contre 70 000 dans les précédentes projections. Cette évolution augmente le nombre potentiel de cotisants et participe au financement du système.
Les experts retiennent également une progression de l’espérance de vie légèrement moins rapide qu’anticipé auparavant. Ces deux facteurs permettent de compenser en partie les effets du vieillissement démographique.
