Sans chercher d’explications complémentaires, il affirme avoir immédiatement quitté le domicile familial, persuadé d’avoir été trompé. Il déménage dans une autre ville et coupe tout contact avec Ioana et le nouveau-né.
Durant les trois années qui suivent, il explique avoir raconté à son entourage qu’il avait été victime d’une trahison, tandis qu’Ioana, de son côté, ne cherche pas à reprendre contact avec lui. Ce silence renforce alors ses convictions, même s’il reconnaît aujourd’hui avoir mal interprété cette absence de réaction.
Un second test révèle une tout autre réalité
La situation évolue plusieurs années plus tard à la faveur d’une discussion avec un proche. Au cours d’un échange, un ami lui rappelle qu’aucune analyse n’est totalement à l’abri d’une erreur et l’encourage à refaire les vérifications avant de considérer l’affaire comme définitivement réglée.
Radu décide alors de solliciter un second laboratoire afin d’effectuer une nouvelle analyse. Cette fois, les résultats concluent à une probabilité de paternité de 99,99 %, confirmant qu’il est bien le père de l’enfant.
Lorsqu’il retourne voir Ioana, celle-ci l’accueille avec calme malgré les années écoulées. Selon son témoignage, elle lui répond qu’elle n’avait jamais douté de la vérité et que le besoin de preuve lui appartenait.

