Un amoureux de l’art qui réinvestit massivement dans la culture

Au-delà des chiffres, Michel-Edouard Leclerc consacre une large part de sa fortune à ses passions, notamment l’art et la bande dessinée. Le Fonds Hélène et Édouard Leclerc, installé à Landerneau, témoigne de cette démarche philanthropique. Magali Picard rappelle qu’il est « le premier collectionneur privé de BD en France » et qu’il privilégie une forme de discrétion, même s’il lui arrive de voyager en jet pour ses engagements. Sa volonté de transformer son manoir familial en parc de sculptures ouvert au public illustre un choix assumé : faire de son patrimoine un espace culturel partagé.
Une vision tranchée de la fiscalité et du rôle des riches
Michel-Edouard Leclerc défend une position nuancée : il n’est pas hostile à l’impôt, mais en dénonce l’inefficacité lorsqu’il nourrit un système défaillant. Sur TF1, il critique l’idée de taxer davantage « pour mettre dans un seau percé ». Selon lui, la richesse doit être mobilisée au service de la croissance nationale, y compris par obligation si nécessaire. Il cite l’éducation, la transition énergétique ou le logement social comme priorités.
