« Ce président français, il faut qu’il le sache. Il a tout intérêt à préparer son cercueil », déclare-t-il face caméra. Les mots claquent comme des gifles. Le rabbin ne s’arrête pas là. Il invoque l’Histoire pour mieux menacer : « Ce monsieur qui dirige la France, a exprimé son antisémitisme profond à travers cela (…) Il aura la même fin que Titus. »
La référence glaçante à l’empereur romain qui prit Jérusalem et ordonna la destruction du second temple de Salomon résonne comme une malédiction. Titus mourut brutalement à 41 ans, terrassé par la maladie selon les historiens.
Le rabbin poursuit sa diatribe haineuse : « Dieu va lui montrer ce que ça veut dire vouloir être aussi effronté et vouloir avoir des déclarations contre Dieu qui a dit que cette terre sera donnée au peuple d’Israël. » Ces menaces interviennent alors qu’Emmanuel Macron a annoncé son intention de reconnaître un État palestinien.

La Justice Saisie, Une Enquête Immédiatement Ouverte
La réaction ne se fait pas attendre. Face à ces menaces explicites, la machine judiciaire se met immédiatement en branle. « Ces propos ne sont pas acceptables », tranche le ministère de l’Intérieur dans une déclaration ferme à BFMTV.
Beauvau frappe fort. Le ministère annonce saisir la justice par un double mécanisme : un signalement Pharos et l’utilisation de l’article 40 du code de procédure pénale. Cette procédure d’urgence permet aux autorités de déclencher immédiatement une enquête judiciaire.
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, n’hésite pas une seconde. Ses services transmettent le dossier au parquet compétent dans les heures qui suivent la découverte de la vidéo. La gravité des faits impose une célérité exemplaire.
Le parquet confirme à l’AFP : une enquête a été ouverte « concernant des menaces de mort à l’encontre du président de la République ». Les termes juridiques sont sans appel. Les menaces proférées par le rabbin David Daniel Cohen contre Emmanuel Macron tombent sous le coup de la loi pénale.
