Les murs, les sols et les matériaux de construction accumulent une partie de la chaleur produite par les radiateurs.
Ce phénomène, appelé inertie thermique, varie selon la composition du bâtiment. Les constructions en pierre, en béton ou en briques épaisses peuvent notamment stocker la chaleur et la restituer progressivement.
Lorsqu’un chauffage est complètement arrêté, la température intérieure commence à diminuer, à une vitesse qui dépend principalement de l’isolation, de la météo et de l’inertie du logement.
Au retour des occupants, le système doit ensuite réchauffer l’air intérieur, mais également les surfaces qui se sont refroidies.
Cette remise en température peut demander du temps et entraîner une période de fonctionnement plus intense.
Cela ne signifie toutefois pas qu’éteindre le chauffage augmente systématiquement la consommation totale. Dans certains logements, notamment lorsqu’ils sont bien isolés ou lorsque l’absence est longue, l’arrêt peut rester avantageux.
Les économies dépendent également du type d’équipement, particulièrement pour les pompes à chaleur, dont les performances peuvent varier selon les réglages.
La meilleure stratégie consiste donc à adapter la baisse de température à son installation, plutôt qu’à appliquer systématiquement la même méthode.
Un équipement simple pour réduire sa consommation au quotidien
Pour faciliter ces ajustements, l’Ademe recommande l’utilisation d’un thermostat programmable.
Cet appareil permet de définir différentes températures selon les heures de la journée, sans devoir modifier manuellement les radiateurs à chaque départ.
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